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à "MARIE-GALANTE, L'ILE NATURELLE''
Située
à quarante kilomètres au Sud de la Guadeloupe, l'île de Marie-Galante,
appelée également la Grande Dépendance, la Merveilleuse, avec
une superficie de 158 Km2, est divisée en trois communes :
CAPESTERRE : 3 500 habitant
GRAND BOURG : 5.900 habitants
SAINT LOUIS : 3 100 habitants
Marie Galante
est la plus grande dépendance de la Guadeloupe.
De formation volcanique, l'île a émergé de l'Océan depuis
la fin du quaternaire..
Témoins de cette période, des fossiles de coquillages et d'organismes
marins dans les roches calcaires jusqu'au sommets des mornes. Malgré
l'absence de montagnes, le relief est varié par la présence de terrasses
atteignant 204 mètres d'altitude avec le Morne Constant
et de nombreux vallons au centre de l'île
C'est à Folle Anse que les premiers habitants ont laissé des
traces, sous une épaisse couche de sable. Les vestiges datés au carbone
14 indiquent la présence à cet endroit vers l'an 250 avant Jésus-Christ
d'Indiens Arawaks Guapoïdes, puis les Saladoïdes
venus du Venezuela.
Ces hommes vivaient proche de la nature, dans des constructions en bois
et se nourrissant de manioc, de légumes et de fruits de mer.
Marie Galante la merveilleuse fut découverte par Christophe
Colomb le 3 Novembre 1493 en même temps que les autres Iles
de l'Archipel guadeloupéen. De forme ronde telle une galette, elle fut
comparée par Christophe Colomb à un sombrero posé sur la mer. Il la
baptisa ainsi en hommage à l'une de ses caravelles.
Les
Indiens Caraïbes, venus de la Dominique chassèrent les Arawaks qui
les avaient précédés. Ils assurèrent une longue présence sur l'île
bien avant sa découverte en 1493 et le début de la colonisation par
les Européens en 1648 avec le Capitaine Lefort qui commença après
leur installation à l'Anse Bambou ( l'on ne disait pas encore Vieux-Fort)
.
Ces Européens
furent exterminés par les Guerriers Caraïbes en 1653 qui voulaient
se venger des exactions commises par des colons Martiniquais à l'encontre
d'un village Caraïbe à l'Anse du Mé à la Dominique.
Le village de Vieux-Fort sera déplacé vers le sud et deviendra par la
suite Saint Louis. La colonisation de Marie Galante fut reprise par
M. Houel qui envoya une centaine d'hommes qui s'installèrent
à la Savane qui prit le nom par la suite de Grand Bourg.
En 1665, la paroisse de Capesterre prit naissance, avec l'arrivée
d'un jeune gouverneur M. de Téméricourt. L'île était appelée
"Turukaéra" par les Arawaks et ""Aiche''
par les Caraïbes.
C'est vers la fin du 19ème siècle, début du 20ème que leurs traces vivantes
(les Indiens) disparaissent de l'ensemble de l'Ile.
Le ''Colombo'', plat national guadeloupéen nous a été légué par
eux.
Marie Galante eut dans le passé sa part de chagrins avec les
nombreuses guerres des occupants Anglais et Hollandais et les calamités
cycloniques, incendies sécheresse et tremblement de terre qui s'abattirent
sur l'Ile.
Le 4 Septembre 1713, un cyclone ravagea tout ce qui était
sur terre, celui du 27 Juillet 1716 détruisit tout ce qui avait
été réparé.
Le cyclone du 6 Septembre 1865 avait été terrible, à l'exception
de quelques cases, tout fut rasé.
Après le cyclone de 1928 qui dévasta l'Ile, le grand Architecte
Ali Tur, participa à la reconstruction de l'Ile, particulièrement
à Grand Bourg où ses réalisations subsistent. Parmi celles-ci, il faut
citer la Mairie, l'hôpital, le Palais de Justice et l'école de Morne
Lolo.
L'Ile connut deux nouveaux cyclones, "Ines" en 1956 et
plus tard en 1964 "Cléo''. Ceci freina considérablement son
développement et les cultures de coton, cacao et café s'estompèrent
au profit de la culture de la canne à sucre qui devint la seule ressource
économique de l'Ile.
Avec ses champs de cannes à perte de vue, la culture de la canne
à sucre est la principale activité de l'île, avec ses dérivés que sont
le sirop de batterie et le rhum. Il est possible de visiter
les quelques distilleries de l'Ile avec dégustation de leurs produits.
Le rhum de Marie Galante est réputé pour être l'un des
meilleurs des Antilles.
L'un d'eux a été primé en 1989 (médaille d'or pour le Magalda).
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